Tu fais partie de celles et ceux qui rêvent de deux grosses vacances bien nettes dans l’année – par exemple été + Noël – mais tu n’as pas envie de passer le reste du temps en apnée. Tu veux des blocs où tu coupes vraiment, et entre les deux des petites pauses qui t’évitent d’arriver cramé·e à chaque grande période. Bonne nouvelle : ce modèle est parfaitement jouable en 2026 si tu structures un peu les choses.
Dans cet exemple, on construit un planning 2026 « 2 grosses vacances + plein de pauses » : deux blocs solides de repos, une poignée de respirations intermédiaires, un usage intelligent de tes jours fériés et de tes RTT, et assez de marge pour que ton employeur ne voie pas ton planning comme un caprice mais comme quelque chose de cohérent.
1. Pour qui ce modèle est‑il fait (et pour qui il ne l’est pas) ?
Ce type de planning est particulièrement adapté si :
- tu as un projet fort l’été (voyage, famille loin, road‑trip, colonie des enfants, etc.) ;
- tu tiens à un temps de qualité pendant les fêtes (Toussaint ou Noël / Nouvel An) ;
- tu as besoin de vraies coupures longues pour décrocher et recharger ;
- ton boulot supporte mieux 2 grosses absences bien planifiées que plein de petits départs.
En revanche, ce n’est pas l’idéal si :
- tu stresses dès que tu restes plus de 6–8 semaines sans pause ;
- ton activité est ultra‑saisonnière et ne tolère pas qu’on parte longtemps sur certaines périodes ;
- tu préfères l’ultra‑flex (beaucoup de longs week‑ends) plutôt que deux gros blocs bien marqués.
Si tu te reconnais dans le premier profil, ce modèle peut vraiment changer ta façon de vivre ton année 2026.
2. Hypothèses de départ : quotas et contraintes réalistes
Pour poser le décor, on part sur un profil assez courant :
- 25 jours ouvrés de CP (en gros 5 semaines) ;
- 10 jours de RTT (pour un forfait jours ou un accord d’entreprise classique) ;
- un fonctionnement d’équipe où :
- l’été est dense mais gérable si c’est anticipé ;
- la fin d’année (Toussaint / Noël) se planifie tôt ;
- les micro‑absences sont moins bien vues que des blocs anticipés.
Adapte bien sûr à ta situation, mais l’idée centrale reste :
« Je consacre une bonne partie de mes CP à 2 gros blocs, je garde des CP et des RTT pour des pauses courtes, et je laisse quelques jours en réserve pour l’imprévu. »
On pose aussi deux garde‑fous :
- éviter de concentrer 100 % des congés sur l’été et Noël en laissant le reste de l’année vide ;
- ne pas surcharger ton employeur en partant pile dans les pires périodes sans discussion.
3. Étape 1 : définir les deux grosses vacances de 2026
On commence par le cœur du modèle : tes deux gros blocs.
Bloc n°1 : les grosses vacances d’été
Tu veux un vrai temps long, du genre :
- 2 semaines complètes (10 jours ouvrés) ;
- voire 2 semaines + 2 ou 3 jours si tes quotas le permettent.
Ce bloc d’été doit :
- être posé nettement à l’avance (idéalement en début d’année) ;
- tenir compte :
- des vacances scolaires si tu as des enfants ;
- de l’organisation de ton service (période la moins critique possible).
Tu peux, par exemple, viser :
- un départ mi‑juillet pour éviter le rush d’août ;
- ou l’inverse : fin août / début septembre pour profiter des prix et de la détente côté boulot.
Objectif : un bloc de 10 à 12 jours ouvrés (2 à 2,5 semaines) où tu décroches vraiment.
Bloc n°2 : la grosse coupure d’automne ou de fin d’année
Deux grandes options :
- Toussaint :
- souvent plus simple à caler que Noël ;
- bonne météo dans pas mal de destinations ;
- période parfois moins tendue côté pro.
- Noël / Nouvel An :
- plus sensible côté équipes (tout le monde veut partir) ;
- mais parfait pour enchaîner jours fériés + week‑ends.
Dans les deux cas, vise :
- 1 semaine pleine (5 jours ouvrés) minimum ;
- idéalement 7 à 9 jours ouvrés si tu peux te le permettre.
Tu as maintenant ton squelette :
- un bloc d’été de 10–12 jours ouvrés ;
- un bloc d’automne/fin d’année de 7–9 jours ouvrés.
Soit 17 à 21 jours de CP déjà « réservés » sur tes 25.
Il te reste donc 4 à 8 jours de CP + tes RTT pour le reste de l’année.
4. Étape 2 : saupoudrer l’année de petites pauses intelligentes
Une fois tes deux gros blocs calés, tes autres jours (CP restants + RTT) servent à :
- adoucir les passages difficiles (rentrée, fin d’hiver, pics de charge) ;
- créer des respirations entre tes vacances longues ;
- profiter de quelques ponts et fériés bien placés.
Construire 3 à 5 mini‑pauses autour des fériés et week‑ends
Avec tes 4 à 8 CP restants et 10 RTT, tu peux viser :
- 3 ou 4 longs week‑ends de 3 ou 4 jours ;
- 1 ou 2 mini‑pauses de 3 ou 4 jours au milieu d’une semaine chargée.
Par exemple :
- Hiver / début d’année :
- 1 RTT un lundi ou un vendredi pour souffler après la rentrée ;
- 1 mini‑pause en février ou mars (2 jours collés à un week‑end).
- Avant l’été :
- 1 long week‑end construit autour d’un férié de printemps ;
- Entre été et automne :
- 1 ou 2 RTT placés en septembre pour ne pas t’écraser dès la reprise.
La règle :
à chaque mini‑pause, minimum 3 jours off consécutifs.
Sinon, tu retombes dans le morcellement qui ne repose personne.
5. Exemple concret d’année « 2 grosses vacances + plein de pauses »
On va dérouler un exemple type. Les dates exactes sont à adapter à ton calendrier 2026, mais tu peux facilement reproduire la logique dans Opti’congés.
Janvier – mars : installer un premier souffle
Après les fêtes, plutôt que d’attendre l’été :
- fin janvier :
- 1 RTT posé un vendredi → week‑end de 3 jours ;
- mi‑mars :
- 2 jours posés (jeudi + vendredi ou lundi + mardi) → 4 jours off.
Tu utilises :
Résultat :
- tu ne traverses pas l’hiver en mode tunnel ;
- tu gardes une bonne partie de ton stock pour l’été et l’automne.
Avril – juin : une vraie pause avant l’été, sans tout cramer
Selon les jours fériés 2026, tu peux :
- construire un long week‑end de 4 jours autour d’un férié (un jour posé suffit parfois) ;
- ou t’offrir une mini‑semaine de 3 jours ouvrés (mercredi–vendredi) en posant seulement ces 3 jours.
Par exemple :
- fin avril ou début mai :
- 1 CP + 1 RTT autour d’un férié = 4 ou 5 jours off ;
- juin (si ton boulot le permet) :
- 1 RTT isolé pour alléger une semaine lourde.
L’idée, c’est que l’été ne soit pas ta première vraie pause de l’année.
Été : le bloc n°1, ta grosse respiration
On arrive à ton gros morceau de 2026.
Imaginons :
- 2 semaines pleines en été : par exemple du lundi d’une semaine au vendredi de la suivante ;
- éventuellement 2 jours de plus si tu colles à un férié ou à un week‑end stratégique.
Sur le plan des jours :
- tu consommes 10 à 12 CP ;
- éventuellement 1 RTT si tu veux prolonger d’un côté.
Tu peux :
- réserver assez tôt pour éviter les refus ;
- montrer à ton employeur que tout le reste de l’année est construit proprement, ce qui aide à faire accepter ce bloc.
Septembre – octobre : une reprise qui ne casse pas tout
Revenir d’un gros bloc, c’est top… mais si tu dois tenir 4 mois sans pause derrière, tu vas le payer.
Ici, tu utilises 2 à 3 jours (CP ou RTT) pour :
- créer un long week‑end de rentrée (par exemple mi‑septembre) ;
- ou te faire un milieu de semaine allégé après un gros retour de projets.
Exemple :
- 1 RTT un vendredi + 1 CP un lundi → 4 jours off.
- ou 2 jours au milieu d’une semaine (mardi + mercredi) pour te faire un « trou respirant ».
Tu gardes en tête ton deuxième gros bloc :
ne mets pas tout ton restant ici, laisse de quoi faire une belle coupure à l’automne.
Automne / fin d’année : le bloc n°2 + quelques retouches
Tu arrives enfin à ton deuxième gros bloc :
- Toussaint :
- 1 semaine complète de CP (5 jours) ;
- éventuellement 1 RTT pour prolonger avec un week‑end ;
- tu crées une vraie coupure avant l’hiver ;
- ou Noël / Nouvel An :
- en combinant quelques CP + les fériés + des RTT, tu peux faire :
- 7 à 9 jours ouvrés off,
- pour 2 bonnes semaines calendaires de respiration.
En plus de ce bloc :
- tu peux te garder 1 ou 2 RTT de secours pour novembre‑décembre, pour alléger une semaine très chargée ;
- et si ton bloc d’automne est à Toussaint, prévoir 2 ou 3 jours pour Noël / Nouvel An sans en faire un deuxième énorme bloc.
6. Ce que voit ton employeur quand il regarde ce planning
Vu de l’intérieur, tu vois deux grosses vacances + plein de petites respirations.
Vu de l’extérieur (manager ou RH), il faut que ce planning reste :
- lisible :
on comprend rapidement quand tu es là, quand tu n’es pas là ;
- raisonnable :
tu ne bloques pas systématiquement tous les pics d’activité ;
- anticipé :
les gros blocs sont posés tôt, les petites pauses sont réparties intelligemment.
Avec Opti’congés, tu peux envoyer :
- une vue annuelle de ton planning 2026 ;
- en ajoutant un petit message du type :
« J’ai organisé mes congés autour de deux gros blocs (été + Toussaint / Noël), avec quelques pauses courtes pour tenir l’année.
J’ai évité les périodes critiques X et Y, et je garde encore X jours en réserve si on doit ajuster. »
Tu ne donnes pas l’impression de « prendre tout ce que tu peux », mais de gérer ton repos sérieusement.
Ce modèle est une base. Tu peux le personnaliser en fonction de :
- ta vie familiale :
- enfants en vacances scolaires ;
- garde alternée ;
- couple à organiser à deux ;
- tes projets perso :
- voyages lointains (qui demandent un bloc plus long) ;
- formation ou side‑project ;
- ton secteur :
- si l’été est intouchable, tu déplaces le gros bloc ailleurs (printemps ou automne) ;
- si la fin d’année est impossible, tu mets le bloc n°2 sur Toussaint ou en plein hiver.
Quelques variantes possibles :
- Variante A : 3 semaines l’été + 1 semaine à Noël, mais moins de petites pauses → mode « très gros blocs ».
- Variante B : 2 semaines l’été + 1 semaine à Toussaint + 1 mini‑semaine en février → plus équilibré sur l’année.
- Variante C : 2 blocs hors vacances scolaires (si tu n’as pas d’enfants) pour éviter la saturation et mieux négocier.
L’important, c’est que tu gardes la colonne vertébrale :
2 vraies grandes respirations + des pauses intermédiaires + une marge.
8. Les erreurs à éviter avec ce type de planning
Même avec un bon modèle, tu peux te tirer une balle dans le pied si tu :
- concentres tout sur une seule période (par exemple 3 semaines en été + 1 semaine à Noël, mais 0 pause ailleurs) ;
- oublies de prévoir entre 3 et 5 jours de réserve pour les imprévus (maladie d’un proche, fatigue, projet important) ;
- poses tes deux gros blocs sans jamais parler à ton manager des besoins de l’équipe (risque de refus en chaîne) ;
- essaies quand même de rajouter une foule de mini‑ponts partout → ton planning devient illisible et ressemble à un gruyère.
Le bon usage, c’est :
- 2 blocs assumés, expliqués, anticipés ;
- quelques respirations ciblées ;
- le courage de dire « non » à certains ponts alléchants pour ne pas tout sacrifier le reste de l’année.
9. En résumé : à quoi ressemble une année 2026 « 2 grosses vacances + plein de pauses » réussie ?
Quand tu regardes ton planning 2026 final, tu dois voir quelque chose comme :
- un gros bloc d’été où tu coupes vraiment ;
- un gros bloc à l’automne ou en fin d’année où tu te retrouves, tu respires, tu termines l’année sans être détruit·e ;
- 3 à 5 petites pauses bien placées qui t’évitent de te cramer entre les deux ;
- quelques jours gardés volontairement en réserve pour les surprises de la vie ;
- un calendrier lisible que ton employeur peut comprendre et accepter.
Ce n’est pas un fantasme, c’est une stratégie.
Avec un outil comme Opti’congés pour visualiser l’année et quelques décisions claires sur où passent tes gros blocs et où tu respires entre les deux, tu peux transformer 2026 en année où tu as vraiment deux grandes pauses… sans passer le reste du temps à survivre entre deux murs.