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Série algorithme · 30 janvier 2025

Pourquoi un algorithme vaut mieux qu'un tableur (dans 80% des cas)

Algorithme vs tableur pour optimiser ses congés 2026 : pourquoi l'algo gagne dans 80% des cas, et dans quels cas le tableur reste utile.

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Photo : Google DeepMind · Pexels

Pourquoi un algorithme vaut mieux qu’un tableur (dans 80 % des cas)

Tu peux tout faire dans un tableur. Techniquement, tu peux même construire ton planning 2026 uniquement avec des colonnes, des couleurs et quelques formules VLOOKUP bien senties.

Mais entre « possible » et « raisonnable », il y a un monde.

Dans cet article, on va voir pourquoi, pour optimiser tes congés 2026, un algorithme spécialisé bat un tableur dans 80 % des cas :

  • pas parce que tu es nul en Excel ;
  • pas parce que la technique est magique ;
  • mais parce que le problème à résoudre est plus complexe qu’il en a l’air.

Et on va aussi voir ce que le tableur garde comme rôle (parce qu’il en a un, et il est utile).


1. Ce qu’un tableur sait très bien faire (et qu’on ne lui enlève pas)

Avant de te dire où un algorithme fait mieux, on commence par rendre justice au tableur.

Ce que ton tableur fait déjà très bien

Un outil type Excel / Google Sheets / Numbers est parfait pour :

  • stocker des données : jours, soldes CP / RTT, compteurs, règles de base ;
  • faire des calculs simples ou moyennement complexes :
    • additionner des jours posés ;
    • compter des jours ouvrés ;
    • calculer un ratio jours posés / jours off ;
  • faire une vue personnalisée :
    • colonnes qui t’intéressent ;
    • codes couleurs à ta sauce ;
    • filtres, regroupements, onglets par thème.

Pour un planning approximatif, un peu bricolé mais lisible, le tableur fait le job. Tu peux vite voir :

  • combien de jours tu as utilisés ;
  • combien il t’en reste ;
  • quels mois sont chargés ou légers.

Pour ça, on est d’accord : le tableur est top.


2. Le problème spécifique de l’optimisation de congés

Là où ça se complique, c’est quand tu ne veux plus seulement « compter », mais optimiser.

Optimiser, ce n’est pas :

  • juste vérifier que tu ne dépasses pas ton quota ;
  • ni colorier les jours fériés en rouge.

Optimiser, c’est chercher un planning qui :

  • maximise tes jours off ressentis ;
  • minimise le nombre de jours posés ;
  • évite le morcellement ;
  • respecte un tas de contraintes RH (délais, périodes interdites, priorités).

C’est un problème qui ressemble à :

  • du planning de ressources ;
  • du problème de sac à dos (choisir le meilleur combiné d’items sous contrainte) ;
  • de la combinatoire (beaucoup de possibilités à tester).

Et là, un simple tableur commence à souffrir.


3. La combinatoire : pourquoi ton tableur explose

Imagine :

  • 25 jours de CP ;
  • 10 jours de RTT ;
  • une année de 2026 avec des jours fériés, des ponts potentiels, des contraintes.

La question n’est pas juste « où les mettre ? », mais :

  • quelle combinaison de journées :
    • maximise le nombre total de jours off ?
    • respecte des bornes (max 3 semaines d’affilée, garder X jours pour la fin d’année, etc.) ?
    • évite les semaines hachées ?

Le nombre de plannings possibles est énorme.

Un algorithme peut :

  • explorer ces combinaisons de façon intelligente (heuristiques, recherches locales, etc.) ;
  • rejeter très vite les solutions absurdes (trop morcelées, illégales, hors contraintes).

Un tableur, lui, doit tout faire à la main :

  • formules qui explosent en complexité ;
  • onglets qui se multiplient pour tester plusieurs scénarios ;
  • macros ou scripts qui deviennent vite illisibles.

À petite échelle, ça passe. À l’échelle d’un vrai planning 2026, tu te retrouves vite à :

  • passer des soirées à corriger des erreurs de formules ;
  • ne plus oser toucher aux cellules par peur de casser un calcul caché ;
  • perdre confiance dans tes propres résultats.

4. L’oubli systématique : ce que ton tableur ne pense jamais à vérifier

Même si tu es très bon / bonne en tableur, il y a un biais quasi inévitable : tu ne formalises pas tout ce qui compte pour toi.

Des choses que tu oublies souvent

Par exemple :

  • Les jours de transition :
    • revenir bosser un seul jour entre deux blocs ;
    • enchaîner une grosse semaine après un long pont.
  • Les zones floues RH :
    • périodes délicates où « officiellement » on peut poser, mais en pratique c’est mal vu ;
    • délais de réponse non écrits.
  • Les effets sur ta vie perso :
    • gérer un enfant en garde alternée ;
    • éviter de concentrer tous tes congés quand les prix des billets explosent.

Tu peux évidemment ajouter des colonnes pour tout ça dans un tableur, mais :

  • plus tu ajoutes de critères, plus c’est ingérable ;
  • plus tu as de risques d’incohérences.

Un algorithme, lui, est construit dès le départ pour :

  • intégrer des heuristiques (règles simples mais efficaces) :
    • éviter les semaines hachées ;
    • privilégier les enchaînements week‑end + férié + congés ;
    • garder une réserve minimale ;
  • appliquer ces règles de manière systématique à toutes les semaines de l’année, pas juste là où tu penses à regarder.

Tu n’es plus en mode « je scanne le calendrier à l’œil ». Tu laisses la machine le faire mille fois mieux que toi.


5. La vitesse : là où l’algorithme écrase le tableur

Autre point clé : la vitesse de test des scénarios.

Dans un tableur :

  • chaque hypothèse (et si je déplaçais ce bloc de juillet à août ?) demande :
    • de copier / déplacer des cellules ;
    • de vérifier qu’aucune formule n’a cassé ;
    • de refaire un point sur les totaux.

Résultat :

  • tu testes 2 ou 3 scénarios, max ;
  • tu t’arrêtes dès que tu trouves quelque chose de « pas trop mal » ;
  • tu gardes un doute permanent : « Est‑ce qu’il n’y a pas mieux ? »

Dans un algorithme dédié :

  • tu peux tester des centaines de variantes en quelques millisecondes ;
  • tu peux explorer :
    • les versions « max ponts » ;
    • les versions « gros blocs » ;
    • les versions « garde un max de réserve » ;
  • tu obtiens tout ça sans toucher une seule formule.

Ce qui change, ce n’est pas seulement le confort. C’est ton niveau de confiance dans le planning final :

  • tu sais que la machine a regardé beaucoup plus de combinaisons que toi ;
  • tu sais qu’elle ne s’est pas fatiguée au bout de la 5ᵉ hypothèse.

6. La maintenance : quand ton tableur devient une bombe à retardement

Un tableur « maison », c’est comme un script bricolé : au début tout va bien, puis ça devient une boîte noire.

Les symptômes que tu connais peut‑être

Tu sais que ton tableur commence à déraper quand :

  • tu as peur de toucher à une cellule parce que tu ne sais pas où la formule est réutilisée ;
  • tu as déjà vu apparaître des #REF! ou des résultats absurdes après un simple déplacement ;
  • tu es la seule personne à comprendre (à peu près) comment tout est construit ;
  • tu n’oses plus le modifier d’une année sur l’autre, donc tu le dupliques et tu accumules les bugs.

Chaque année, tu passes :

  • du temps à adapter les dates ;
  • du temps à corriger des micro‑erreurs ;
  • du temps à vérifier des résultats que tu n’es plus sûr·e de comprendre.

Avec un algorithme bien conçu :

  • la logique est centralisée, testée, maintenue ;
  • chaque nouvelle année (2027, 2028…) ne consiste pas à réinventer les formules ;
  • les corrections de bugs profitent à tout le monde, pas à un seul fichier caché sur ton drive.

Tu gagnes en sérénité :

  • moins de temps passé à « garder en vie » un fichier ;
  • plus de temps à réfléchir à ce qui compte vraiment (tes priorités, ton équilibre).

7. Transparence : quand le tableur donne une fausse impression de contrôle

Autre piège du tableur : il donne une impression de contrôle absolu, mais souvent trompeuse.

Tu vois tout :

  • les cellules ;
  • les formules ;
  • les totaux.

Mais en pratique :

  • tu ne lis pas la moitié des formules ;
  • tu n’as pas forcément testé les cas limites ;
  • tu ne sais pas toujours expliquer pourquoi tel résultat sort comme ça.

Un bon algorithme, lui, doit être :

  • capable d’expliquer ce qu’il optimise ;
  • capable de te montrer les principes de base :
    • « J’ai évité de morceler. »
    • « J’ai priorisé les semaines avec fériés. »
    • « J’ai gardé X jours en réserve. »

Chez Opti’congés, on veut justement que tu puisses :

  • comprendre la logique de scoring d’un planning ;
  • lire des règles claires plutôt que des formules obscures ;
  • voir si l’outil a bien fait ce que tu attendais (et sinon, corriger).

Le but n’est pas que tu appuies sur un bouton les yeux fermés. Le but est que tu comprennes pourquoi la proposition ressemble à ça.


8. Là où le tableur reste utile (et même complémentaire)

Tout ça ne veut pas dire : « Jette ton tableur ».

Il garde plusieurs rôles super utiles.

8.1. Tableur = carnet de bord

Tu peux t’en servir pour :

  • noter tes versions de planning (V1, V2, V3) ;
  • garder trace des demandes validées / refusées par ton employeur ;
  • lister tes contraintes spécifiques (garde d’enfants, projets persos, événements).

L’algorithme te donne une proposition optimisée. Le tableur peut devenir ton journal de bord.

8.2. Tableur = vue financière ou perso

Un planning optimisé, c’est bien. Mais tu peux aussi vouloir :

  • estimer le coût d’un déplacement ;
  • suivre les dépenses liées à tes vacances ;
  • croiser tes congés avec d’autres projets (travaux, déménagement, formation).

Pour ça, le tableur est parfait :

  • tu crées des colonnes « budget », « projet », « priorité » ;
  • tu joues avec des filtres, des sommes, des graphiques.

L’algorithme reste concentré sur : bien placer tes jours. Le tableur prend le relais sur : tout ce qu’il y a autour.

8.3. Tableur = cas vraiment particuliers

Si tu as un cas ultra spécifique, limite hors des radars :

  • règles RH très atypiques ;
  • mix de statuts (mi‑temps, multi‑employeurs) ;
  • contraintes très personnelles difficilement modélisables.

Tu peux utiliser :

  • l’algorithme pour avoir une base propre ;
  • le tableur pour bricoler les derniers 10–20 % qui sont vraiment à part.

Chacun fait ce qu’il sait faire de mieux.


9. Pourquoi on a choisi l’algorithme pour Opti’congés (et pas un modèle de tableur)

On aurait pu te proposer un super modèle Excel premium, avec :

  • des onglets pour chaque mois ;
  • des formules pour compter les ponts ;
  • des macros pour colorier automatiquement.

Sauf qu’on sait que :

  • ce genre de fichier vieillit mal ;
  • seuls quelques profils à l’aise avec Excel arrivent à le maîtriser ;
  • le moindre bug flingue la confiance.

On a donc fait un autre pari :

  • mettre la complexité côté algorithme ;
  • laisser l’interface côté utilisateur aussi simple que possible.

Ce que tu vois, c’est :

  • un calendrier annuel ;
  • des réglages clairs (quotas, préférences, contraintes) ;
  • un bouton d’optimisation ;
  • une proposition que tu peux modifier à la main.

Ce que tu ne vois pas, c’est :

  • la recherche combinatoire ;
  • les heuristiques pour éviter les morcellements absurdes ;
  • les règles de scoring ;
  • les garde‑fous pour ne pas sortir un planning irréaliste.

Et c’est très bien comme ça.


10. En résumé : quand choisir l’algorithme, quand garder le tableur

Pour finir, on peut résumer comme ça :

  • Tu veux juste vérifier des soldes, noter des dates, garder une trace ?
    • Ton tableur est parfait.
  • Tu veux optimiser une année complète, tester des scénarios, éviter les oublis et les morcellements cachés ?
    • Un algorithme dédié fait mieux dans 80 % des cas.
  • Tu veux comprendre ce qui se passe et garder la main ?
    • Utilise l’algorithme comme moteur de proposition, le tableur comme carnet de bord complémentaire.

L’idée d’Opti’congés, ce n’est pas de t’enlever des outils. C’est de te donner un cerveau spécialisé pour la partie la plus pénible, celle où un humain se fatigue vite et fait des erreurs :

  • scanner des centaines de semaines ;
  • compter des combinaisons ;
  • vérifier des contraintes en boucle.

Tu gardes ce que tu fais le mieux :

  • décider ;
  • arbitrer ;
  • choisir ce qui, pour toi, fait une vraie bonne année 2026.

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